Cochonou à Brest même*

Publié le par Roré

Cochonou à Brest même*
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Brest, son nom en français provient du nom breton qui serait une forme abrégée de « Beg ar Rest » (la pointe du château). Un dicton populaire affirme que l’on ne passe jamais par Brest, il faut y avoir une raison d’y aller. Les records de température maximale et minimale à Brest (aéroport de Guipavas) entre 1945 et 2001 sont respectivement de 35,2 °C le 12 juillet 1949 et -14 °C le 28 janvier 1947. La température moyenne est de 10,9 °C. Les précipitations sont supérieures à 2,5mm 112 jours par an.La naissance de Brest correspond à la construction d’un camp fortifié romain nommé Gesocribate, à la fin du IIIe siècle. Au Moyen Âge, la configuration de la côte et des dangers du large obligent la totalité du trafic maritime entre le Nord et le Sud de l’Europe à passer au pied des falaises et de l’abbaye de saint Mathieu, dont dépend alors Brest, un des ports les plus importants de tout l’Occident. En effet, la Penfeld a longtemps constitué par elle-même un excellent port naturel. Elle est abritée et presque dissimulée derrière un rocher d’environ 200 mètres dans sa plus grande longueur qui plongeait dans l’eau sur deux côtés et était isolé de la terre par un ravin sur son troisième côté. Brest est tour à tour sous la domination du duc de Bretagne et du royaume d’Angleterre. En 1593, Henri IV donne à Brest le titre de ville et en 1631, Richelieu fait de Brest un port militaire. Il crée alors le port et les arsenaux, sur les rives de la rivière Penfeld. En 1686, venus par la mer à bord de l’Oiseau et de la Maligne, débarquent à Brest, trois ambassadeurs du roi de Siam accompagnés de six mandarins, trois interprètes, deux secrétaires et une vingtaine de domestiques, chargés de nombreux présents, ils venaient rendre visite au roi Louis XIV à Versailles. Empruntant à pied la rue Saint-Pierre, ils émerveillèrent les Brestois qui rebaptisèrent la rue en rue de Siam. En 1917, Brest devient port de débarquement des Américains à destination des tranchées de la Première Guerre mondiale. Pendant la Seconde Guerre mondiale, les troupes allemandes entrent à Brest le 19 juin 1940. Ils y construisent alors une base sous-marine. Les premiers bombardements des Alliés sur la ville commencent en 1941 et dureront jusqu’à la libération de la ville le 18 septembre 1944 par les troupes américaines après un siège de quarante-trois jours. Il ne restait alors plus rien du vieux Brest. Seuls le château, la Tour Tanguy et la rue Saint-Malo ont résisté aux bombes et ont pu être conservés.

Publié dans Cochonou en Bretagne

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