Cochonou à Belle Île

Publié le par Roré

Cochonou à Belle Île
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C’est dans les écrits du géographe Ptolémée qu’apparaît pour la première fois le nom de Vindilis pour désigner Belle-Île. « Vindo », en gaulois veut dire blanc, métaphoriquement beau, brillant et « illis » une île. Comme l'île n'apparaît pas comme blanche, mais avec des falaises de schiste noir, le sens de Vindilis est donc déjà « belle île ». À la fin du Moyen Âge, le nom français de Belle-Isle est désormais utilisé. En breton, il va devenir Enez ar Gerveur (Kêr veur : le grand fort). C’est la plus grande des îles du Ponant, elle est située à 14 km de Quiberon et proche des îles de Houat et Hoedic. Belle-Île est la plus grande des îles bretonnes culminant à 70 mètres. Elle se présente sous la forme d’un plateau de 17 km de long sur 9 km de large, soit 85 km² avec une altitude moyenne de 40 mètres entaillé par de nombreux petits vallons. Le climat de Belle-Île est océanique à la limite du climat supraméditerranéen. En effet, Belle-Île connait une saison sèche pendant les 2 mois d’été et bénéficie d’un ensoleillement particulièrement important. Mais le climat de Belle-Île ne peut pas se définir comme « très » ou « hyper » océanique car les précipitations sont moyennes sur l’année et faibles en été. Les gelées sont rares, il pleut beaucoup moins que sur le continent, les hivers sont doux (moyenne des minima 9°), l’ensoleillement généreux (dépassant peut-être 2000 heures par an) ce qui permet, ainsi que sur les rives du Golfe du Morbihan, à des plantes méditerranéennes, comme le palmier, la vigne, le figuier, de prospérer dans les vallons abrités. La présence de l’homme est attestée sur l’île à partir d’au moins 30 000 ans avant J.C., et sans discontinuer depuis le Paléolithique. L’âge de bronze est marqué par la construction de tumuli et tombelles, nombreux dans certaines landes de Belle-Île. L’âge de fer est encore visible dans le paysage littoral, avec les retranchements en éperons barrés. Les Vénètes, tribu gauloise du sud de la Bretagne actuelle, qui occupaient l’île alors appelée Vindilis, furent défaits par les armées de César. L’occupation romaine de l’Armorique laisse cependant peu de traces à Belle-Île. L’arrivée des Bretons d’Outre-Manche à partir du Ve siècle après J.C. marque définitivement la toponymie de l’île. Leur installation est attestée par le nouveau nom donné à l’île : Guedel. Bangor répond au monastère du même nom au Pays de Galles et plusieurs villages reprennent le nom de Saints celtiques. Les moines de Redon investissent Belle-Ile à partir de l’an 1000 et en organisent la colonisation. Le paysage insulaire, avec ses villages et ses champs ouverts se met en place dès cette époque : c’est celui que l’on peut encore observer en grande partie aujourd’hui. Ravagée souvent au Moyen-âge par les pirates qui trouvent une population sans défense, Belle-Île est, au cours de nombreux conflits, un lieu de prédilection pour les marines étrangères. Les propriétaires successifs de l’île, pour conserver leur bien, sont obligés de mettre en place un système de défense contre les attaques et les débarquements. Au XIVe siècle, l’abbaye bénédictine de Quimperlé, qui est propriétaire de Belle-Île depuis 1029, édifie un premier fort contre les invasions de pirates. Mais il est peu dissuasif puisque les incursions se poursuivent aux XVe et XVIe siècles. En 1572, le Roi Henri II veut renforcer ces défenses : il contraint les moines à échanger l’île contre d’autres terres du continent, au profit d’Albert de Gondi qu’il charge de construire un nouveau fort. L’île est érigée en marquisat et les Gondi, pendant près d’un siècle, développent l’agriculture, la pêche et le commerce de l’île. En 1658, sur l’invitation de Louis XIV, le surintendant des Finances, Nicolas Fouquet, fait l’acquisition du marquisat. Moins de trois ans plus tard, le roi le fait emprisonner et devient à son tour propriétaire de l’île après un échange de terres avec la famille du surintendant. Louis XIV fait appel à Vauban pour fortifier l’île et en confie la gestion aux Etats de Bretagne. Après une courte occupation de l’île par les Anglais (1761 – 1763) les terres de l’île sont partagées entre tous les habitants auxquels se sont joints en 1765 quelques centaines d’Acadiens, libérés des prisons anglaises.

 

Cochonou à Belle Île

Publié dans Cochonou en Bretagne

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