Cochonou à Copan

Publié le par Roré

Cochonou à Copan
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Copán est une ancienne ville maya qui a donné son nom à l'actuelle ville de Copán Ruinas, ainsi qu'à la capitale (Santa Rosa de Copán) du département de Copán, situé à l'extrémité ouest du Honduras. Son ancien nom semble avoir été Xukpi (prononcer «choukpi»), une combinaison des mots «xuk» (coin) et «pi» (paquet). Cette ville, qui a connu son apogée au VII7 siècle ap. J.-C., a été abandonnée aux environs du Xè siècle. Elle a été inscrite sur la liste du patrimoine mondial culturel de l'Humanité de l'UNESCO en 1980.Le site archéologique de Copán est situé en pleine  jungle , dans la petite vallée d'un sous-affluent du fleuve Motagua  , la rivière Copán, à une altitude de 600 mètres et à seulement 12km de la frontière guatémaltèque. Il semblerait que ce soit un problème environnemental qui ait provoqué la chute de Copán. En effet, à cause de la déforestation - on estime qu'à la fin du VIIIè siècle , il n'y avait plus un seul arbre dans les 30 km à la ronde - liée à la densité croissante de la population, celle-ci fut obligée de cultiver les versants abrupts de la vallée et, à cause de l'érosion du sol, de défricher toujours plus. Cette spirale infernale de déboisement-érosion aurait entraîné un appauvrissement des terres et des inondations. La population aurait ainsi souffert de plus en plus du problème de la culture des terres : en examinant les restes squelettiques datant du VIII7 ou IXè siècle, les archéologues ont relevé des signes de malnutrition et constaté un accroissement de la mortalité infantile.La réponse des souverains copanèques à cette situation a été totalement inadéquate. Enfermés dans l'idéologie de la royauté divine, ils ont continué à pratiquer sacrifices et autosacrifices, ainsi qu'à édifier des temples toujours plus grands. Sous Yax Pasaj, le seizième souverain de la dynastie, le système montre des signes d'essouflement : la plupart des monuments qu'ils a commandités datent de la première moitié de son règne. Son monument le plus célèbre, l'Autel Q, était destiné à afficher sa légitimité. Cette insistance pourrait indiquer à contrario qu'il n'en était plus assuré. Après sa mort, à une date incertaine au début du IXe siècle, un certain Ukit Took' semble avoir tenté de perpétuer la royauté sacrée à Copan. Il en reste un témoignage pathétique: l'Autel L, daté de 822, une pâle copie de l'Autel Q. Ukit Took' s'y est fait représenter assis face à Yax Pasaj, qui lui transmet les insignes du pouvoir, de la même manière que K'inich Yax K'uk' Mo' le fait pour Yax Pasaj sur l'Autel Q. Une deuxième face est ébauchée; le reste du monument n'a jamais été sculpté. Les archéologues y voient la fin de la royauté à Copan. Le temps des «divins seigneurs» était révolu: ils avaient perdu la capacité de convaincre leur peuple qu'ils assuraient l'équilibre du monde. La fin de la royauté ne marque cependant pas un «effondrement» brutal de la société dans la vallée de Copan. De près de 28 000 personnes à son apogée au début du IXe siècle, la population décroit lentement : on l'estime encore à quelques 12 000 personnes à la fin du Xe siècle. Au XIIIe siècle, la vallée est pratiquement abandonnée.

Cochonou à Copan

Publié dans Cochonou au Honduras

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