Cochonou et l'Obélisque de la Concorde
L'obélisque, érigé depuis le 22 octobre 1836 au centre de la place de la Concorde, recouvert d'un chapeau doré, a une histoire souvent méconnue. Ce bloc de granit rose provenant de la carrière de Syène, haut de 23 mètres et large de 1,70 mètre à sa base, pèse près de 230 tonnes. Il a été façonné vers 1 550 avant Jésus Christ, en Egypte, et chaque face comporte trois colonnes de hiéroglyphes relatant les règnes de Ramsès II et Ramsès III. Il était érigé à Louqsor, temple principal de Thèbes, l'ancienne capitale de l'Egypte des pharaons, dont il est l'un des seuls vestiges où se trouve encore le jumeau de l'obélisque de Paris. Le vice roi d'Egypte, Mehemet Ali, le donna à la France, en 1829 et reçut en échange, de Louis-philippe, une horloge qui ne fonctionna jamais et qui se trouve encore dans la mosquée portant le nom du souverain égyptien. Il fallu près de deux ans pour faire le voyage de Louqsor à Paris, à bord d'un bateau spécialement construit pour transporter cet lourd monolithe qu'est l'obélisque sur le Nil, sur la méditerranée, sur la côte atlantique et enfin sur la Seine. Son sommet ressemble à une petite pyramide ou pyramidion, et ce n'est que dans les années 90 qu'il a été recouvert de feuilles d'or, lui redonnant l'aspect qui était le sien dans l'Egypte ancienne. Son érection nécessitera la construction d'une longue rampe pour le hisser jusqu'au centre de la place de la Concorde.
